Probablement
à Port aux Français, petit village perdu au bout
du monde sur les terres australes et antarctiques françaises.
Quatorze
mois de bonheur où le temps s’est posé en
toute quiétude, loin de tout, loin du tumulte et de la
civilisation.
Cet
éloignement a joué un rôle prépondérant,
je me suis penché sur mes envies, j’ai pris le
temps de concrétiser de vieux rêves.
Ce fut pour moi l’occasion de forger ma première
lame de façon totalement instinctive et sans aucune formation
…mais avec le sérieux d’un « apprenti
sorcier », convaincu d’effleurer un savoir ancestral.
Il est probable que la lame ne fut jamais trempée mais
le couteau avait ce, je ne sais quoi, de précieux !!!!!!
Onze
années s’écoulèrent depuis mon retour
des Kerguelen
J’avais
repris le cours de ma vie qui me portait sans cesse d’un
océan à l’autre, d’escales en escales.
Pas le temps de forger ….mais je ne me suis jamais beaucoup
éloigné de la coutellerie car quantité
de couteaux se succède dans la vie d’un marin.
Et un jour j’ai posé mon sac à La Baleine
… petit village situé quelque part en Normandie,
loin de tout, du tumulte mais pas trop loin de la civilisation…
Ici, ma vie a pris une dimension plus terrestre.
Des horizons de verdure ont remplacé les immensités
océanes.
Et j’ai pris le temps de me pencher sur mes envies …avec
calme et sérénité.
L’histoire se répétait ….